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| Richaud ou l'hôpital Royal de Versailles |
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| 23-11-2008 | |
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En 1781, Louis XVI ordonne la construction d’un nouvel établissement hospitalier pour remplacer le vieil hospice datant de Louis XIV. Un siècle plus tôt, en 1670, pour répondre à l’accroissement de la population et à la main d’œuvre abondante travaillant à la construction du château, le roi avait établi une « maison de charité » tenue par les religieuses de Saint Vincent de Paul ; celles-ci étaient chargées de nourrir, de préparer les médicaments et d’apporter les premiers soins aux malades. Toutes les opérations étant assurées par les médecins de la Cour.
Ce fut au début un simple dispensaire, placé en haut de la rue de la
Paroisse ; puis on l’établit sur un terrain d’abord loué au grand père
de l’abbé de L’Epée, puis acheté en 1707 par Louis XIV qui alloua une
rente annuelle. A sa mort, la cour ayant quitté Versailles, la dotation
cessa, mais cinq ans plus tard, Louis XV, par lettre patente, rétablit
la dotation sur le domaine de Versailles et érigea l’établissement en
hôpital royal. En 1722, une première aile abrite l’infirmerie, en 1724,
Tannevoie ajoute une deuxième aile. Mais en 1761 Gabriel détruit les
vieux bâtiments pour en édifier de plus adaptés, mais les travaux sont
interrompus par la guerre. Ce n’est que vingt ans plus tard que
l’hôpital est reconstruit selon les dessins et les plans de
Charles-François d’Arnaudin, inspecteur des Bâtiments du Roi, par ordre
de Louis XVI. L’hôpital prend la forme d’un H et s’articule autour d’un
corps central réservé aux vieillards, flanqué de deux ailes destinées
aux malades. La chapelle d’inspiration néo-classique s’inspire du
panthéon de Rome avec son plafond à caissons, et la galerie de l’étage
communique directement avec les chambres ce qui permet aux malades
d’assister aux offices sans se déplacer. Le Roi a affecté à
l’établissement une dotation à prendre sur les revenus des domaines de
Versailles, Marly et Meudon et crée un véritable hôpital d’avant-garde
avec de vastes salles balayées trois fois par jour, des couchettes
individuelles à deux matelas isolées par des rideaux et pourvues de
couvertures de laine et de courtepointes. L’ordinaire comporte de la
viande trois fois par semaine et souvent de la volaille et du gibier
offert par le roi. Le fonctionnement étant toujours assuré par les
Filles de la Charité. Les grands noms de la médecine viennent y opérer,
comme Mauger médecin des Enfants de France.
Avec l'aimable autorisation de Bénédicte Deschard et du journal VERSAILLES+
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